J’ai découvert un article sur le blogue Christian Unschooling qui m’a fait beaucoup réfléchir…
En résumé, l’auteure fait le bilan de ce qu’elle a apprise à l’école secondaire et qui lui sert dans sa vie d’adulte de tous les jours. Je vais écrire ma propre version de cet article.
Qu’est-ce que j’ai appris au secondaire?
Bof, pas grand chose, mis à part l’art d’apprendre des choses par coeur pour ensuite les régurgiter sur une feuille d’examen.
Maths
  • Est-ce que j’ai fait un calcul de parabole ou d’hyperbole récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai fait un calcul impliquant des sinus et des cosinus récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai calculé une hypoténuse récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai décomposé une équation du deuxième degré récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai fait de la programmation linéaire récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai calculé une fonction logarithmique récemment? Non.
  • Est-ce que j’ai résolu une équation quadratique récemment? Non.
Et pourtant, j’ai passé mes cours de mathématiques avec des moyennes de 80% et plus…
Histoire
J’ai toujours adoré l’histoire et j’avais une moyenne de 90% et plus. Mais, ce que je me souviens de mon cours, c’est que j’appelais ma meilleure amie au téléphone et qu’on répétait ensemble les questions d’examen, question de se bourrer le crâne bien comme il faut.
Anglais
Mon cauchemar… Je détestais l’anglais et ce même si j’avais des notes respectables d’à peu près 75% à 80%. J’ai eu une série de prof poches et inintéressant après le secondaire II qui m’ont complètement éteint. Maudit que j’avais hâte d’aller au cégep pour pouvoir enfin apprendre la langue de MON choix. Trois ans après mon secondaire, j’ai été passé une année à l’université en Ontario. J’ai étudié en langues modernes et je demeurais dans une résidence et c’est là que j’ai vraiment appris mon anglais au contact des filles qui étaient sur mon plancher. Car à mon arrivée, je ne savais que « yes », « no », « toaster » et peut-être « where’s the washroom? »
Sciences
J’ai fait biologie, chimie et physique. Biologie, j’ai adoré mais je suis tombée l’année où les profs ont fait la grève et on a dû coupé un mois de programme pour finir l’année. J’haïssais pour mourir les rapports de laboratoire. Le souvenir que j’en ai, c’est la dissection de rat qu’on avait faite. On était en équipe de trois et j’avais marchandé la dissection contre le rapport de laboratoire. Les deux filles étaient super contentes car elles voulaient pas toucher à la petite bête.
En chimie, secondaire IV j’ai aimé cela car j’avais un super de bon professeur. J’étais toujours une demie-section de chapitre en avance et j’attendais le cours du laboratoire pour pouvoir continuer le chapitre suivant. Au secondaire V, j’ai exécré mon cours. Un prof super ennuyant qui savait pas où il s’en allait.
Physique, décidément un cours à oublier. Beurk.
Et pourtant, tous ces cours-là je les ai passé haut la main avec des moyennes de 80% et plus.
Français
Une seule réflexion, pourquoi on a arrêté d’enseigner la grammaire après mon secondaire III? Les compréhensions de texte, c’était ce que je détestais le plus. Les présentations orales, yeurk. Pourtant, je n’ai aucun problème à faire une lecture en public ou à faire une conférence pour mousser la promotion d’un organisme dans lequel je suis impliquée. Je réussissais pourtant à avoir des notes respectables dans les 70% à 80%.
L’école secondaire ne m’a pas appris :
  • à changer une couche
  • à faire un biberon
  • à payer mes factures à temps
  • à faire la cuisine
  • à coudre
  • le contenu nutritif des aliments
  • à nettoyer ma maison
  • à être un parent compétent
  • à tricoter
  • à changer des essuie-glaces sur mon auto
  • à entretenir un potager
  • à respecter un budget d’épicerie
  • à négocier un prêt hypothécaire
  • à négocier l’achat d’une automobile
  • à donner les premiers soins à mon enfant quand il se blesse
  • à parler anglais
J’ai fouillé beaucoup sur internet à propos de toutes les méthodes d’éducation depuis une dizaine de mois environ et je ne sais toujours pas comment je vais m’y prendre pour éduquer mon fils. J’aime toujours les méthodes classique et de Charlotte Mason, mais le unschooling fait son chemin dans mon esprit de plus en plus. La seule chose dont je suis sûre présentement, c’est que je ne l’enverrai pas à l’école à quatre ans à temps plein comme c’est la norme ici, et ce, même si le préscolaire est optionnel comme au Québec.
Je réfléchis encore…