Je vais mettre mon histoire entre parenthèses pour cette semaine car il faut que je vous raconte mes lectures estivales.
Environ une famille sur deux vers la fin des années soixante avait acheter d’un colporteur des encyclopédies. Chez-nous, c’était l’encyclopédie de la Jeunesse en quatorze volumes, les dictionnaires encyclopédiques Quillet Grolier en dix volumes et la Science pour tous en huit volumes que mes parents avaient achetés avant que je naisse. Ces livres étaient mêmes dédicacés au nom des enfants. Notre bibliothèque familiale avaient donc deux tablettes de trois pieds de long dont ces trois encyclopédies en prenaient le trois-quart.Durant toute mon enfance, j’ai lu et relu l’Encyclopédie de la Jeunesse. Chaque volume était séparé en plusieurs sujets. Moi, mes sections préférées étaient : « Histoires, contes et récits » et « Tous les pays ». J’ai toujours aimé la géographie et en apprendre un peu plus sur les pays ainsi que les gens qui y habitent était fascinant. Dans l’autre section, il y avait toutes sortes de contes comme ceux des frères Grimm, ceux de Perrault, ceux d’Andersen, les Milles et une Nuits, les fables d’Ésope et de La Fontaine, etc… J’allais oublié la section « Qui, Pourquoi, Comment ». C’était la section qui expliquait certains sujets scientifiques aux enfants.

Dans les dictionnaires encyclopédiques Quillet Grolier, ce qui me fascinait le plus de ces volumes-là, c’était les planches illustrées qu’il y avait à l’intérieur. Je me souviens particulièrement de celle des instruments de musique du monde entier.

Durant les étés du début de mon secondaire, je me suis finalement attaquée aux volumes de La Science pour tous. Je m’étais donné l’objectif d’apprendre le tableau périodique par coeur et je l’ai appris. J’étais fascinée par l’astronautique et on parlait abondamment des projets de base lunaire et de station orbitale. Il y avait plusieurs illustrations en couleurs dedans et j’aimais bien rêvasser que je deviendrais peut-être astronaute un jour.

Mais surprise de taille au village, le dernier été avant que l’on déménage en ville, notre municipalité a eu droit à une bibliothèque municipale! Wouhou! Un gros deux étagères de bois sur roulettes qui s’ouvraient au milieu et qui en faisait quatre remplit de roman à l’eau de rose. Quelle déception j’ai eu… Mais bof, je me suis dit que je pourrais essayer un roman qui se passait dans le temps de Louis XIV avec des intrigues et tout le tralala… Je trippais pas mal fort sur le 17ème siècle à ce moment là.

(suite la semaine prochaine)