Articles taggés Susan Wise Bauer

Les Grands Livres : Réflexion

0
Vous constaterez sans doute que la liste des « Grands Livres » fournie est très axée sur les littératures américaine et britannique. Les auteures du livre The well-trained mind : A guide to classical education at home étant américaines, on comprend donc leurs choix de livres. Cette liste de « Grands Livres » n’est pas exhaustive, c’est seulement leur liste et on peut piger dans la littérature française et québécoise des bouquins qui complèteront notre liste personnelle. L’important, c’est de prendre quelques livres de la liste et de les lire en ordre chronologique. Dans un prochain article, je vous ferai ma suggestion de « Grands Livres » tiré de la littérature francophone.

Les Grands livres – 1850 jusqu’à présent

7
Pour éclairer ce que sont que les « Grands Livres », voici donc une liste (en ordre chronologique) qui couvre la période de 1850 jusqu’à aujourd’hui :
  • Emily Dickinson, Dernières récoltes (1830-1886)
  • Alexis de Tocqueville, Démocratie en Amérique (1835)
  • Karl Marx & Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste (1848)
  • Harriet Beecher Stowe, La case de l’oncle Tom (1851)
  • Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois (1854)
  • Walt Whitman, Feuilles d’herbe (1855)
  • Fiodor Dostoïevski, Crime et châtiment (1856)
  • Charles Darwin, L’origine des espèces (1859)
  • Charles Dickens, Les grandes espérances (1861)
  • Harriet Jacobs, Incidents dans la vie d’une jeune esclave (1861)
  • Abraham Lincoln, Le discours de Gettysburg (1863)
  • Léon Tolstoï, Anna Karénine (1877)
  • Thomas Hardy, Le retour au pays natal (1878)
  • Henrik Ibsen, Une maison de poupée (1879)
  • Frederick Douglass, La vie et l’époque de Frederick Douglass (1881)
  • Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathustra (1883)
  • Mark Twain, Huckleberry Finn (1884)
  • William Yeats, Poèmes (1895)
  • Stephen Crane, La conquête du courage (1895)
  • Oscar Wilde, L’importance d’être Constant (1899)
  • Sigmund Freud, L’interprétation des rêves (1900)
  • Booker T. Washington, Ascension d’un esclave émancipé (1901)
  • Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres (1902)
  • W.E.B. Du Bois, Les âmes du peuple noir (1903)
  • Edith Wharton, Chez les heureux du monde (1905)
  • G.K. Chesterton, La clairvoyance du père Brown (1911)
  • Wilfred Owen, Poèmes (1918)
  • Lytton Strachey, La reine Victoria (1921)
  • Robert Frost, Poèmes (1924)
  • Franz Kafka, Le procès (1925)
  • F. Scott Fitzgerald, Gatsby, le magnifique (1925)
  • T.S. Eliot, Meurtre dans la cathédrale (1935)
  • Zora Neale Hurston, Une femme noire (1937)
  • George Orwell, Le quai de Wigan (1937)
  • Thornton Wilder, Notre petite ville (1938)
  • John Steinbeck, Les raisins de la colère (1939)
  • Adolf Hitler, Mein Kampf (1939)
  • George Orwell, La ferme des animaux (1945)
  • Tennessee Williams, Un tramway nommé désir (1947)
  • Ralph Ellison, Homme invisible, pour qui chantes-tu? (1952)
  • C.S. Lewis, Les fondements du christianisme (1952)
  • Arthur Miller, Les sorcières de Salem (1953)
  • Saul Bellow, Au jour le jour (1956)
  • Robert Bolt, Un homme pour l’éternité (1962)
  • Martin Luther King jr., La révolution non violente (1964)
  • Tom Stoppard, Rosencrantz et Guildenstern sont morts (1967)
  • Alexandre Soljenitsyne, L’archipel du Goulag (1974)
  • Toni Morrison, Bien aimé (1988)
  • Philip Larkin, Poèmes (1991)
  • Elie Wiesel, Tous les fleuves vont à la mer (1995)

(Liste tirée du livre The well-trained mind : A guide to classical education at home.)

Les Grands livres – Fin Renaissance jusqu’à 1850

0
Pour éclairer ce que sont que les « Grands Livres », voici donc une liste (en ordre chronologique) qui couvre la période de la fin de la Renaissance jusqu’à 1850 :
  •  Miguel de Cervantes, Don Quichotte (1605)
  • John Donne, Méditations divines (env. 1635)
  • René Descartes, Méditations (1641)
  • John Milton, Paradis perdu (1644)
  • Molière, Tartuffe (1669)
  • Blaise Pascal, Pensées (1670)
  • John Bunyan, Le Voyage du pèlerin (1679)
  • John Locke, Essai sur l’entendement humain (1690)
  • John Locke, Traité du gouvernement civil (1690)
  • Jonathan Swift, Les voyages de Gulliver (1726)
  • Jean-Jacques Rousseau, Le contrat social (1762)
  • Edmund Burke, Sur la taxation en Amérique (1774)
  • La Déclaration d’Indépendance (1776)
  • Thomas Paine, Le Sens commun (1776)
  • Emmanuel Kant, Critique de la raison pure (1781)
  • Alexander Hamilton et autres, Le Fédéraliste (1787-1788)
  • William Blake, Les chants d’expérience (1789)
  • Benjamin Franklin, L’autobiographie (1791)
  • Thomas Paine, Les droits de l’homme (1792)
  • Mary Wollstonecraft, La défense des droits de la femme (1792)
  • William Wordsworth & Samuel Taylor Coleridge, Ballades lyriques (1798)
  • Jane Austen, Orgueil et préjugés (1815)
  • Mary Shelley, Frankenstein (1818)
  • John Keats, Ode à un rossignol et autres poèmes (1820-1830)
  • James Fenimore Cooper, Le dernier des Mohicans (1826)
  • Lord Alfred Tennyson, La dame de Shalott et autres poèmes (1832)
  • Charles Dickens, Oliver Twist (1838)
  • Edgar Allan Poe, La chute de la maison Usher et autres histoires (1839)
  • Ralph Waldo Emerson, Essais : Premières séries (1844)
  • Charlotte Brontë, Jane Eyre (1847)
  • Nathaniel Hawthorne, La lettre écarlate (1850)
  • Herman Melville, Moby-Dick (1851)

(Liste tirée du livre The well-trained mind : A guide to classical education at home.)

Les Grands livres – Moyen-Âge/Début Renaissance

0
Pour éclairer ce que sont que les « Grands Livres », voici donc une liste (en ordre chronologique) qui couvre la période du Moyen-Âge/début Renaissance :
  • Boèce, La consolation de la philosophie (524)
  • Bède,  L’histoire ecclésiastique du peuple anglais (env. 650)
  • Beowulf (env. 1000)
  • Mabinogion (env. 1050)
  • Anselme de Cantorbery, Cur Deus Homo (env. 1090)
  • Thomas d’Aquin, Somme Théologique (env. 1273)
  • Dante, L’enfer (1320)
  • La Semonce de Tout-Homme (XIVème siècle)
  • Sire Gauvain et le Chevalier vert (env. 1400)
  • Chaucer, Les contes de Cantorbéry (env. 1400)
  • Thomas Malory, Le Morte d’Arthur (env. 1470)
  • Érasme, Éducation complète du prince chrétien (1510)
  • Machiavel, Le Prince (1513)
  • Thomas More, L’Utopie (1516)
  • Martin Luther, Commentaires de l’épître aux Galates (env. 1520)
  • Jean Calvin, L’institution de la religion chrétienne (1536)
  • Christopher Marlowe, La tragique histoire du Docteur Faust (1588)
  • Thérèse d’Avila, Vie de Sainte Thérèse de Jésus (1588)
  • Edmund Spenser, La Reine des Fées (1590)
  • William Shakespeare, Jules César (1599)
  • William Shakespeare, Hamlet (1600)
  • William Shakespeare, N’importe quelle autre pièce de théâtre (1592-1611)

(Liste tirée du livre The well-trained mind : A guide to classical education at home.)

Les Grands livres – Antiquité

0
Pour éclairer ce que sont que les « Grands Livres », voici donc une liste (en ordre chronologique) qui couvre la période de l’Antiquité :
  • Épopée de Gilgamesh (env. 2500 av. J-C)
  • Homère, L’Iliade et l’Odyssée (env. 850 av. J-C)
  • Sophocle, Oedipe Roi (env. 490 av. J-C)
  • Eschyle, Agamemnon (env. 458 av. J-C)
  • Hérodote, Les Histoires (env. 441 av. J-C)
  • Euripide, Médée (env. 431 av. J-C)
  • Aristophane, Les Oiseaux (env. 400 av. J-C)
  • Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponèse (env. 400 av. J-C)
  • Platon, La République (env. 375 av. J-C)
  • Aristote, La Poétique (env. 350 av. J-C)
  • Aristote, La Rhétorique (env. 350 av. J-C)
  • Horace, Odes (env. 65 av. J-C)
  • Lucrèce, De la nature des choses (env. 60 av. J-C)
  • Cicéron, La République (env. 54 av. J-C)
  • Virgile, L’Énéide (env. 30 av. J-C)
  • Ovide, Les Métamorphoses (env. 5 ap. J-C)
  • Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs (env. 68 ap. J-C)
  • Plutarque, Les Vies parallèles des hommes illustres (env. 100 ap. J-C)
  • Tacite, Les Annales (env. 117 ap. J-C)
  • Athanase d’Alexandrie, Discours sur l’incarnation du verbe (env. 300 ap. J-C)
  • Augustin d’Hippone, Les confessions – Dialogues philosophiques (env. 411 ap. J-C)
  • Augustin d’Hippone, La Cité de Dieu, Livre VIII (env. 426 ap. J-C)

(Liste tirée du livre The well-trained mind : A guide to classical education at home.)

Ce que j’aime de l’éducation classique…

0
Après vous avoir présenter l’éducation classique, j’aimerais vous partager mon opinion sur celle-ci.
Tout d’abord, j’aime bien les cycles de quatre ans qui se répètent toujours de plus en plus en profondeur. J’aime que l’on traite de l’histoire en ordre chronologique. Parler de l’histoire à chaque année et pas seulement qu’en secondaire 2 et 4 comme dans « mon temps ». Je crois que j’ai oublié de mentionner que l’on traite la géographie en même temps que l’histoire. Donc, si on voit l’histoire de la Grèce antique, on en profite pour regarder aussi où elle se situe pour mieux comprendre son histoire. La géographie d’un pays a souvent été à la base même de son histoire. Il n’y a qu’à penser à la lutte pour les meilleurs territoires agricoles, les richesses naturelles, le contrôle de l’eau potable, etc…
J’aime aussi les sciences : biologie (animaux, humain et végétaux), sciences de la terre et astronomie, chimie et physique. Passer une année sur chaque sujet plutôt que quelques leçons de toutes ces matières dans une même année et ne pas avoir le temps de s’attarder sur un sujet.J’aime l’étude du latin. Le latin est la base de plus de 25 langues européennes. C’est aussi le langage des sciences et de la médecine. Apprendre le latin nous aide à comprendre notre propre langue : le français. Le latin est la langue la plus ordonnée qui soit et elle aide à structurer les pensées. Mon conjoint et moi avons très hâte d’apprendre le latin avec notre fils. Ce sera pour nous, une activité familiale.

Méthodes pédagogiques : Éducation classique (Phase Rhétorique)

0
Le troisième cycle du trivium (la rhétorique) s’étale de la neuvième à la douzième année. Aux matières déjà couvertes dans la phase « Logique », soit : grammaire, écriture, mathématiques, sciences, latin, religion, arts plastiques, musique et langue étrangère, nous ajoutons la rhétorique et l’étude des « Grands livres ». On reprendra le même cycle de quatre ans en sciences en allant encore plus loin. On peut aussi ajouter en onzième et douzième année de l’informatique si on ne fait pas de mathématiques avancées.
La rhétorique est l’art de l’expression. Durant cette étape, l’étudiant apprend à s’exprimer avec aisance, grâce, élégance et persuasion. Comme l’expression de soi est un des plus grands désirs de l’adolescence, les étudiants du deuxième cycle du secondaire devraient avoir une formation en rhétorique pour qu’ils puissent dire, clairement et de façon convaincante, ce qu’ils ont dans la tête.
Les quatre dernières années de l’éducation classique met l’importance sur l’expression et la flexibilité. L’étudiant s’exprime continuellement en écrivant et en parlant de ce qu’il apprend. Au début, la rhétorique est une matière à étudier comme les autres, comme la logique durant les années précédentes. Mais les compétences acquises en étudiant la rhétorique sont ensuite exercées en histoire, sciences et littérature. Durant les deux dernières années d’études, l’étudiant entreprendra deux projets d’écriture majeurs portant sur un sujet de son choix, qui montreront sa maîtrise de la rhétorique autant que ses connaissances.
Une autre caractéristique distinctive de l’étape de la rhétorique est sa concentration sur les « Grands livres ». L’histoire et la littérature entrelacées, l’étudiant lira les oeuvres des grands penseurs de la Grèce antique jusqu’à aujourd’hui. Les « Grands livres » sont la rhétorique en action; leur force de persuasion a résisté à l’épreuve du temps. Pendant que l’étudiant explore la rhétorique des auteurs classiques, il analyse la force de leurs arguments. Les « Grands livres » procurent une perspective historique sur les vérités acceptées par notre temps; ils peuvent empêcher l’étudiant de gober la rhétorique des orateurs modernes sans l’avoir préalablement digérée. (Note : Cet article est en grande partie une traduction libre du livre « The well-trained mind » afin de bien résumer le sujet.)

Haut de page